The Will to Live is back
Ma review sur la dernier album de Joss Stone a été publiée sur le site repreZent.ch !
Vous la trouverez ici ;)
.enjoy.music.

Bien plus qu'un simple concert, c'est la vision d'une artiste possédée par sa musique qui m'est parvenu hier soir. J'ai pu entendre le publique se plaindre du manque de sourire de la chanteuse nigérienne. Mais, si le sourire était absent, c'est parce qu'elle n'était pas avec nous. Ouvrant que très rarement les yeux et ressentant son silence intérieur avant chaque morceau, Nneka donnait l'impression d'entrer dans une forme de transe qui la faisait revivre toutes les émotions qui l'avaient poussée à écrire sa musique.
Elle le dit clairement sur sa page myspace, “I do not see myself as a performer but as somebody who shares her heartfelt feelings with others. I have fortunately, by the grace of God, the opportunity to sing my message to you on stage.” (Je ne me considère pas comme une show-girl mais comme quelqu'un qui partage ses émotions sincères avec les autres. J'ai la chance, par la grâce de Dieu, de vous chanter mes messages sur scène.)
Outre sa belle performance vocale, l'émotion et la sincérité de son interprétation ont confirmé l'idée que je me faisais d'elle : une artiste avec un grand A.
C'est après avoir quitté son pays natale, le Nigéria, à 19 ans, pour l'Allemagne, pays d'origine de sa mère, dans le but de lancer sa carrière que Nneka signe son excellent premier album Victim of the Truth. En 2008, elle nous revient avec No Longer at Ease.
.enjoy.music.
Au mois d'avril dernier, lorsque j'ai découvert la programmation du 42ème MJF, j'ai cru rêver. Sa programmation frôlant la perfection et l'éventuel job qui m'y attendait et qui me permettrait de vivre le festival de l'intérieur me faisait penser que tout était trop beau pour être vrai. Pourtant, le rêve s'est réalisé.
Arrivée à Montreux, je n'y croyais toujours pas. Moi, Sophia, éternelle admiratrice de cet évènement mythique, j'étais bel et bien planté au milieu du chaotique site du festival et m'apprêtait à ranger couverts et verres, afin que tout soit prêt pour le coup d'envoi du festival.
J'ai donc passé deux semaines à choyer une clientèle venue en connaisseurs ou tout simplement pour profiter de l'atmosphère montreusienne et à guetter la venue de mes artistes préférés. Et, au détour d'un quai ou d'un couloir, j'ai pu croiser Claude Nobs, Chad Hugo, Joan Baez, Camille, Paulo Nutini, Adele, Mark Ronson, Greis et Chris Tucker, taper la causette avec Pharell Williams, Yael Naim et David Donatien, Alicia Keys, Jermaine Paul et Quincy Jones et assister à presque tout les concerts.
On saluera d'ailleurs les excellentes préstations de Lenny Kravitz, Buddy Guy, Erykah Badu, N.E.R.D, Yael Naim, Alicia Keys et tous les autres artistes qui ont contribué à la magie de Montreux.
Pour finir cet article, - qui doit surement refléter le tourbillon d'émotions que je ressens en repensant à cette magnifique aventure - je reprends les paroles d'Alicia Keys qui, jeudi dernier, en entrant sur la scène de l'Auditorium Stravinski, après avoir été présenter par Quincy Jones comme "The Next One", a avoué à la foule qu'il y avait quelque choses dans l'air montreusien qui rendait cet endroit spécial, magique. Il n'existe pas meilleure formule pour décrire le Montreux Jazz Festival.
Pour les photos, c'est ici.
Pour les vidéos, c'est ici.
.enjoy.music.
Sophia

Il y a une semaine exactement, à 11h20 (heure à laquelle je commence cet article), j'étais entrain de finir mon épreuve de philo. Pas du tout intéressée par les pensées de Kant, je pensais à ce foutu mail qu'il fallait que je reçoive pour réaliser un de mes rêves les plus fous.
Fini ma dernière phrase de baratinage (histoire de quand-même avoir la moyenne), je rassemble mes affaires et je cours en direction de la cyberthèque. L'ordinateur est leeeent, comme s'il désirait faire durer le suspense. Je savais que mon plan d'origine n'avait pas marché, mais l'intervention express de Curious m'avait redonné espoir. Et quand, enfin, j'arrive à ouvrir ma boîte gmail et que je découvre un e-mail ayant comme objet "Meet and Greets Zurich !", ce sont des larmes de joie qui s'écoulent le long de mes joues. Mon plan avait marché, enfin presque.
Et là, la course commence. Je saute dans la voiture et après un arrêt express chez le grand M jaune, histoire de se remplir le ventre à l'américaine, ma Moitié se lance sur l'autoroute direction Zurich. Moi à côté, j'ai l'impression d'être dans un rêve.
Arrivée à Zurich, après 3h de magnifique paysage suisse, le stress recommence. Le Hallenstadion, fraichement refait, se dresse majestueusement devant nous. Dans le mail envoyé par le AKFC, il était dit que nous avions rendez-vous avec M. Carter (dit le gros nounours :D) devant l'entrée principale du stade. Oh joie, il y a DEUX entrées principales. Après avoir bafouillé en allemand (c'est pas parce que je suis née en suisse-allemande, que j'y ai vécu et que j'ai du sang allemand que je parle cette langue complexe) avec la sécurité du stade sans obtenir une réponse concrète, je décidai de rester devant la plus imposante des deux entrées.
Heureusement que ma Moitié était là pour me relaxer avec ses blagounettes et sa gentillesse, sinon je serais morte tellement la tension était palpable.
Quelques minutes de stress plus tard, je vois trois types prendre des photos devant le stade. Autour de leur cou, un badge de la tournée d'Alicia. Je me précipite vers l’un d’eux et lui explique le dilemme des deux entrées. Le mec me répond avec un grand sourire qu'il dirait à M. Carter que nous l'attendons de ce côté du Hallenstadion.
16h00, un grand type (au moins 2m!) au t-shirt rouge Big Bang, qui d'ailleurs colle trop avec le personnage, s'approche de la foule et demande s'il y a des personnes du fan club. Après vérification des pièces d'identités il nous tend notre badge et repart. Il reviendra nous chercher plus tard. Moi, je n'y crois toujours pas et cela malgré ce badge collé sur ma poitrine. Malgré le sésame de la caverne d'Ali Baba.
16h35, M. Carter apparait à nouveau. Il nous fait entrer dans le stade où le groupe fait le soundcheck. Il nous explique qu'il y a aussi des gagnants d'une radio qui sont là pour la rencontrer et qu’ils feront quelque chose de totalement différent de nous et nous dit qu'il (M.Carter) prendrait bien soin de nous.
A ce moment là, je me dis "merde, je suis dans le Hallenstadion, là où j'ai vu Alicia pour la première fois, là où je suis littéralement tombée amoureuse de sa musique...et aujourd'hui, je suis entrain de la regarder, elle et ses musiciens, entrain de faire le soundcheck de sa nouvelle tournée"
Soudain, Alicia descend de la scène pour se diriger vers les gagnants (et nous faire un signe de la main au passage) pour les saluer et prendre une photo avec eux. Pendant ce temps, Carter nous dit de descendre des gradins où on était assises. Le groupe répète Go Ahead. Cette chanson fait partie de celles qui me mettent la pêche et me donne une énergie folle. Je me mets à danser et chanter comme si personne n'était là, comme si j'étais seule au milieu de cette salle et que je pouvais enfin exprimer mes émotions à travers ce que j'aime le plus ; l'expression corporelle et vocale. Soudain, je vois une femme arriver. Vêtue de noir, de longs cheveux bruns et bouclés tombant sur ses épaules, elle s'approche et se joint à notre petit cercle improvisé. Oui, Alicia chante et danse avec moi (et nous).
La chanson terminée, Alicia nous demande d'où on vient et nous dit qu'elle est super heureuse d'être en Suisse, qu'elle adore ce pays mais qu'elle est triste de ne pas avoir le temps de faire un tour en ville. En effet, elle est arrivée à Zurich le matin même et n'a pu que se reposer et venir au stade. Je lui demande alors si elle a prévu de revenir en Suisse. Elle me répond que normalement oui et qu'elle était entrain de finaliser les détails pour jouer au Montreux Jazz Festival, fait qui s'avère être vrai ! Je lui dis alors qu'elle a fait un excellent choix et que, selon moi, la région de Montreux est la plus belle de Suisse.
Malheureusement, le temps presse et elle doit s'en aller. Je lui demande alors si on peut quand-même (on a normalement pas le droit selon les conditions du Meet and Greet) avoir des autographes. Elle répond par la positive. Je sors alors ma pile de pochette d'album et mon exemplaire de Tears for Water. Je lui dis qu'elle n'est pas obligée de tout signer. Une seule trace de son écriture me suffit, mais elle insiste pour tout dédicacer et me lance un "Wouhou what a collection" (Wouah quelle collection). En arrivant à la dernière pochette, qui n'est d'autre que Songs in A minor, elle me dit "Ooh I love this album. Everytime I hear it, it moves me" (Oh j'adore cet album. Chaque fois que je l'entends, il m'émeut).
Puis, vient le temps de la photo et du départ. M. Carter vient nous chercher pour nous raccompagner vers la sortie. Alicia, pendant ce temps, tourne un message vidéo pour son site et nous lance un dernier coucou.
Je franchis la porte du stade. Ca y est mon rêve est terminé. Je n'en reviens toujours pas. J'ai parlé, chanté, dansé avec Alicia Keys.
*une minute de silence, il faut que je reprenne mes émotions*
En arrivant à l'entrée du stade, où ma Moitié et une amie de Curious nous attendent, la foule nous regarde comme si nous étions les femmes à abattre. J'avoue qu'à ce moment là, j'ai eu un peu peur. Peur que la jalousie pousse certaines personnes à essayer de me voler ma pille de dédicaces. Je m'empresse alors de tout ranger dans mon sac, puis, j'attends l'ouverture des portes.
Après une course vers le premier rang qui restera à jamais gravée dans ma mémoire (la sécurité, au lieu de laisser entrer les gens au compte goute, directement après avoir ouvert les portes, nous rassemble tous devant les portes intérieures du stade et forme une chaine humaine pour nous escorter à travers le couloir qui sépare les vestiaires et la salle de concert. Résultat : des coups, des bousculades et mon corps compressé contre les murs), une petite demi-heure d'attente et trois premières parties (Dj Iroc, Jermaine Paul et un groupe New Yorkais dont je ne me souviens plus le nom), le concert commence enfin.
Premier visuel : le discours (assez comique d'ailleurs) d'un pasteur noir américain qui souhaite bon voyage à Alicia. S'en suit l'introduction du dernier album de la new-yorkaise, As I Am.
Puis un show survolté, alternant les moments piano-voix et ceux moins calmes, le tout sous le thème d'un voyage à travers la musique.
Deux heures et un litre de larmes plus tard, Alicia apparait sur scène pour nous interpréter le dernier morceau de la soirée, If I Ain't Got You.
La fin est là et ma tristesse aussi. Ce jour là, fut le plus beau de ma vie.
A chaque tournée, Alicia Keys réussit à me surprendre. Elle se réapproprie son répertoire et le réinvente d'année en année. Beaucoup prétendent que ce spectacle n'est rien d'autre qu’un medley de ses plus grands tubes. J'affirme le contraire.
.
Pour les vidéos volées c'est par ici et ici !
.
Si elle passe près de chez vous, précipitez-vous. Ce show en vaut vraiment la peine.
.enjoy.music.

Cet album faisait aussi parti des Most Wanted de l'année, mais comme je l'ai déjà savouré (contrairement aux autres) j'ai préféré lui consacrer directement sa petite revue.
Jack Johnson, n'aime apparemment pas changer radicalement de style à chaque album et, à vrai dire, tant mieux ! Pourquoi s'éloignerait-il de ce style qui lui va si bien ? Je ne vois aucune raison, si ce n'est l'envie (peut-être et sûrement pas la sienne) de vendre encore plus et de devenir une banale caricature des milles autres groupes de pop-rock de la scène musicale actuelle. Ceux qui n'ont pas encore le plaisir de le connaitre me demanderont alors : mais quel est son style ? Son style c'est une folk bercée de l'ambiance d'Hawai, de sa plage et de son soleil chaud. Vous me suivez ?
Vous aurez donc deviné que pour ce nouvel opus, enregistré à 100% grâce à de l'énergie solaire, Jack Johnson a composé 14 titres dans la lignée des précédents sans toutefois faire du copier-coller. Des balades douces et enivrantes qui vous transporte quelque part, un soir d'été, à côté d'un feu de bois, au bord d'une plage au sable chaud. Et, comme à son habitude, ses textes regorgent d'humour et de beauté et traitant d'amour de sa femme, de ses enfants, de ses rêves, tout simplement de la vie.
à écouter : mon morceau coup de coeur, Angel
.enjoy.music.